Publié à Le lys Bleu éditions à Paris en France, et imprimé en Allemagne en 2025, ‘’Miroir du Royaume Téké’’, est le premier ouvrage de l’écrivain Gabriel Olala, enseignant-chercheur et ancien chef du département des sciences et techniques des activités de jeunesse à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) de Brazzaville. Ecrit dans un style simple, agréable et accessible à tout lecteur, cet ouvrage de 223 pages, se subdivise en huit chapitres. Il explore les origines et l’organisation du Royaume Téké, mettant en lumière les dynamiques de pouvoir, les traditions royales et les croyances mystiques qui façonnent ce peuple.
L’ouvrage aborde des thèmes clés tels que le traité de Mbé, les crises royales, ainsi que les rites et symboles qui régissent la vie communautaire. A travers une réflexion critique sur les interprétations extérieures et la culture Téké, il dévoile les mystères de la succession royale et les fondements spirituels du royaume. Autrement dit, cette œuvre s’intéresse particulièrement aux origines des Tékés et du royaume, ainsi qu’à la morale royale et aux enjeux culturels qui les entourent. Plus d’une cinquantaine de graphiques et photographies accompagnent le récit, à la fois narratif et descriptif de cette œuvre.
Les thématiques scrutées, condensées dans ‘’Miroir du Royaume Téké’’ traduisent l’âme même du peuple Téké, partant du Royaume Téké, socle et rempart de l’histoire du Kongo. Elles évoquent de manière moins exhaustive, l’histoire d’un peuple qui a contribué positivement à l’ouverture de cette partie d’Afrique au reste du monde en général et inscrit le Kongo dans le concert des nations en particulier, et ce, à la faveur du Traité de Mbé. A cet égard, quelle place a-t-on réservée au Roi Ilôo Ier ainsi qu’à Mbé, capitale du Royaume Téké? Par extrapolation, cette problématique n’appelle aucunement l’intention d’un procès ou le prétoire est le lieu idéal et approprié des dépositions qui participeraient à la bonne appréciation des réalités vivantes et à la domiciliation du bon sens, dans un environnement insalubre, corrompu, paradoxalement à celui d’autrefois où le contenu fut le repère et le modèle des sociétés, des civilisations enquête sempiternelle de fraternité, d’égalité, de liberté et de justice…
Le premier chapitre porte sur l’aperçu géographique du Royaume Téké. Il élucide les origines des Tio, du Royaume Téké et circonscrit son espace assorti des aspects subsidiaires, des déterminants qui fondent le pouvoir royal. Le deuxième aborde l’aperçu historique du Royaume Téké, examine le Traité de Mbé et ses corollaires. Il brosse laconiquement les conclusions de la Conférence de Berlin ainsi que les crises qui émaillent l’Institution Royale. Le troisième esquisse l’organisation administrative et politique du Royaume Téké perçue à travers les divisions administratives et le fonctionnement de l’Institution Royale. Le quatrième étale les règles de dispute loyale et envisage la modernisation de la gestion administrative de l’Institution royale et indique quelques repères historiques.
Cependant, le cinquième éclaire les tours confusionnistes perçus à travers l’impropriété. Le sixième évoque le code de conduite qui commande la vie communautaire, explicité par les principes, les symboles du Royaume Tékés, les rites qui s’appuient sur les us et traditions Téké. Le septième traite des vertus, des valeurs et des trouvailles qui caractérisent les Tio. Enfin, le huitième chapitre examine la restauration des indices témoins d’une civilisation. Il consacre une place de choix à la protection et à la conservation des écosystèmes, patrimoine matériel et immatériel qui sacralisent la culture Tio et la survivance des valeurs socioculturelles.
Décrivant les origines du Royaume Téké, l’auteur relève que c’est encore un mystère. «Tout se base sur la tradition dont l’oralité est la pierre angulaire, motrice de communication. Cela appelle le rappel de quelques définitions usuelles dans le processus d’une meilleure intégration dans la culture Téké et la création du Royaume Téké». De la situation géographique du Royaume Téké, il précise que «les données glanées qui expriment une précision ne suscitent guère de questionnement, pour s’être mieux intégrées dans les productions actuelles. La nécessité de restituer les données antérieures est fondamentale pour mieux appréhender les limites y relatives».
En somme, le caractère labyrinthique observé quand on explore l’univers historique du royaume Téké interpelle et interpellera toujours les cerveaux évolués quant à offrir aux nouvelles générations des productions plus tamisées, plus approfondies, plus amplifiées. A noter que cet ouvrage sera officiellement présenté au public et dédicacé, le 30 mai 2026 à Odziba (Département du Djoué Léfini). Gabriel Olala est titulaire d’un certificat d’aptitude à l’inspectorat de jeunesse et des sports, il a été Major des conseillers principaux de jeunesse et des inspecteurs de jeunesse.
Alain-Patrick MASSAMBA/Lasemaineafricaine