L’œuvre artistique du bédéiste de la République démocratique du Congo Barly Baruti, a été honorée jeudi par un écrivain congolais, qui a rendu hommage à son parcours de pionnier de la bande dessinée au pays, dans une publication sur sa page sociale consultée par l’ACP. « Jeune, en présence des bandes dessinées, j’avais la passion d’un ange pour Dieu. Je lisais Barly Baruti. C’était le seul dessinateur congolais que je connaissais, qui me fascinait par sa manière si singulière de manier le crayon », a écrit Tiguy Elebe Motingiya sur Facebook.
Évoquant leur récente rencontre, l’auteur a ajouté : « L’avoir rencontré en chair et en os m’a donné l’impression de plonger de nouveau dans ma jeunesse, de me sauver d’un monde adulte où le rêve innocent devient rare. Il m’est apparu comme un dessin animé par lui-même. Humble, bienveillant, altruiste ».
Pour Mr Elebe, le dessinateur né à Kisangani en 1959 incarne une fierté nationale : « Si les autres ont Hergé, Picasso, Franquin, nous pouvons nous vanter d’avoir notre Barly Baruti ».
Barly Baruti a commencé la bande dessinée au début des années 80 avec neuf albums réalisés pour des ONG.
Il s’est formé ensuite aux Studios Hergé, auprès de Bob De Moor. C’est là qu’il s’est fait connaître en Europe, d’abord avec “Eva K” en 1995, puis avec “Mandrill”, une série de sept tomes publiée chez Glénat sur un scénario de Frank Giroud.
Il a signé plus tard ses propres albums : ‘‘Madame Livingstone’’ en 2014, qui parle de la guerre en RDC, et ‘‘Chaos debout à Kinshasa’’, en 2016, sur la vie dans sa ville.
Figure importante de la BD africaine, il a créé à Kinshasa le 1er Salon Africain de la Bande Dessinée et de l’Autre Musique, le Sabdam. Il a aussi formé de jeunes auteurs.
ACP