Congo. Grand atelier littéraire 2025 | LIVRES : La littérature comme point de jonction

Organisé par l’écrivain et critique littéraire David Gomez Dimixson, et placé sous le thème : ‘’De la mémoire au futur : quand la littérature construit les ponts’’, ce Grand atelier littéraire qui est à sa première édition s’est déroulée, samedi 26 juillet 2025 à la Maison Russe de Brazzaville, en présence des Professeurs Yvon-Pierre Ndongo Ibara, directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), et Mukala Kadima Nzuji, écrivain, critique littéraire et éditeur de renommée internationale.

Ce Grand atelier a-t-on appris favorisera le foisonnement des activités littéraires tout en réunissant les écrivains, auteurs, amoureux du livre et lecteurs. A cette occasion, l’écrivain et magistrat Prince Arnie Matoko, l’un des pénaliste choisi pour la circonstance a fait état «du  rôle crucial que joue la littérature comme moyen par excellence pour réhabiliter la mémoire collective et individuelle, repenser le passé pour mieux agir au présent ».

D’après lui, sa communication répond effectivement à la thématique de cet atelier. « La littérature a une triple fonction où chacun en fonction de sa sensibilité, peut aller puiser dans le passé afin de mieux nous diriger au présent et surtout pour embellir les horizons du futur ».

Cette activité mémorielle, a-t-il relevé, « s’articule autour de deux grands piliers à savoir, la mémoire collective et individuelle dont la littérature permet d’assurer la sauvegarde à travers les œuvres de l’esprit. A ce titre, les écrivains sont perçus comme les gardiens et sacrificateurs de la mémoire collective d’un peuple, d’une nation et comme les porteurs indispensables et incontournables du temple sacré de la mémoire individuelle. Ils tiennent ainsi entre leurs mains, la flamme olympique des idées, du savoir et de la connaissance dans ce monde ou lire est désormais perçu, par la majorité des gens, comme un acte de parjure à l’esprit, comme un crime de lèse-majesté intellectuelle et culturelle ».

La littérature à travers ses moyens d’expression « a la capacité inouïe de construire, dans le silence et la sérénité, des ponts ou des buildings intellectuels, culturels, sociaux etc., de permettre aux  hommes de plusieurs générations de partager des expériences et des perspectives et surtout de revisiter le passé, de consolider  le présent afin d’agir conséquemment sur l’avenir. Il en résulte que la littérature est notre patrimoine commun et les écrivains ne sont, sur ces entrefaites, que les gardiens indispensables de notre mémoire collective et individuelle sans laquelle aucune nation, aucun peuple, aucun individu ne peut prospérer », a-t-il soutenu. De même, il a évoqué son œuvre ‘’Le livre de ma grand-mère’’ comme tentative de relier mémoire individuelle et histoire collective.

Autres panélistes, David Gomez Dimixson a eu comme point de réflexion, les œuvres : ‘’Redire les mots anciens’’ (1977) et ‘’La chorale des mouches’’ (2003). Le Dr Winner Franck Palmers, enseignante, écrivaine et critique littéraire a rappelé l’apport de l’auteur congolais dans le tissage d’une mémoire active. Elle a aussi évoqué d’autres figures, de Jean Malonga à Sony Labou Tansi, qui ont également bâti un socle solide entre oralité et avenir.

Des témoignages ont également été faits par Maloula, féru de littérature, et Isaac Itoua, écrivain, respectivement sur les écrivains Prince Arnie Matoko et David Gomez Dimixson. Outre cela, des poèmes ont été déclamés par le comédien Fortuné Batéza, tandis que l’animation musicale a été assurée par les artistes-rappeurs Jessy B. (Prix Découvertes RFI 2023) ; KB le Roi ainsi qu’un artiste gospel, Darius M. Rap

Alain-Patrick MASSAMBA     

La Semaine Africaine

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