Décidément, l’écrivaine franco-congolaise Milie Théodora Miéré est très attachée aux symboles. Le 28 novembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, elle avait publié, aux Editions Edilivre (Paris, France), son dixième livre: «La proie». En ce début du mois de mars dédié à la femme, l’autrice a fait paraître, aux éditions précitées, son onzième ouvrage: «La proie-Tome 2».
Œuvre de 166 pages, sous-titrée «Le chemin du bonheur – Maman solo», «La proie-Tome 2» parle de l’histoire d’une mère, Pauline, dans le combat pour ses enfants dans la co-parentalité avec un ex-toxique ou pervers narcissique.
Depuis quatorze ans, cette dame tient.
Sous le poids des responsabilités professionnelles et familiales, seule avec ses deux filles, elle affronte les violences répétées d’un ex-conjoint et l’enlisement d’une séparation qui ne met pas fin à l’emprise, mais la déplace.
Après le divorce, le conflit se transforme.
Plus diffus, plus insidieux, il s’insinue dans le quotidien, les démarches administratives, les décisions parentales, les silences. Pauline découvre combien il est difficile de reconstruire une parentalité juste lorsque la domination persiste sous d’autres formes.
Ce récit raconte le temps long de la coparentalité sous emprise: l’usure, la solitude ordinaire, la charge mentale, mais aussi les stratégies mises en place pour protéger les enfants, préserver un cadre, continuer à avancer. Il interroge les fondements de la relation amoureuse, de la parentalité et de la transmission, ainsi que les limites des réponses institutionnelles face aux violences psychologiques.
À travers une fiction nourrie de récits et d’entretiens, «La Proie – Tome 2» donne à voir ce qui se joue à bas bruit dans de nombreuses familles après la rupture: comment tenir, comment nommer, comment transmettre autre chose que la violence?
Un roman sur la résistance discrète, la protection des enfants et la possibilité, malgré tout, de bâtir un refuge et de marcher vers la lumière.
«Ce roman a pour thème la violence après la séparation. Il explore les conséquences sociales et psychologiques de la coparentalité sous emprise après une séparation.
À travers le personnage de Pauline, le récit aborde les violences invisibles qui peuvent persister après la rupture: pressions administratives, charge mentale, solitude parentale et reconstruction progressive d’un équilibre familial.
Le roman interroge également la manière dont les institutions répondent — ou peinent à répondre — aux violences psychologiques.
Le livre traite principalement de: la coparentalité conflictuelle, la violence psychologique après la séparation, la résilience des mères seules, la protection des enfants, la reconstruction après l’emprise.
C’est un roman, mais il s’appuie sur des situations réelles observées ou racontées.
«La Proie – Tome 2» raconte une violence silencieuse: celle qui continue après la séparation et qui se glisse dans la coparentalité, les démarches administratives et le quotidien des enfants. Il parle de la résistance discrète de nombreuses mères qui tentent de protéger leurs enfants tout en reconstruisant leur vie.
À la fois récit intime et réflexion sur les mécanismes de domination psychologique, ‘’La Proie – Tome 2’’ évoque la solitude, la charge mentale et les stratégies discrètes mises en place par certaines mères pour protéger leurs enfants et reconstruire un équilibre.
En filigrane, le livre interroge aussi les limites des réponses institutionnelles face aux violences psychologiques, souvent plus difficiles à identifier que les violences physiques», commente Milie Théodora Miéré. Elle qui est enseignante-chercheure en sciences de l’information et de la communication, spécialisée dans les vulnérabilités sociales, les médiations numériques et la santé publique. Et dont les travaux s’intéressent notamment aux situations de fragilité familiale, aux solidarités et aux dispositifs qui permettent de protéger les individus face aux violences ou aux ruptures.
Son nouveau roman s’inscrit dans cette réflexion. Il est disponible en librairie au prix de 16 euros (10.480 F. CFA).
Véran Carrhol YANGA/La Semaine Africaine