RDC/Affaire scandale financier : Lolo Mutima Lecoeur appelle à une réforme profonde de la SOCODA

Le Président du Collectif des producteurs congolais de musique (CPC), Lolo Mutima Lecoeur, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme quant à la gestion de la Société Congolaise des Droits d’Auteurs et des Droits Voisins (SOCODA). Dans un message ferme, il dénonce un « scandale financier » persistant au sein de l’institution, qui, selon lui, compromet gravement le bien-être des artistes congolais.

« Il est temps de réformer cette société et mettre des vrais gestionnaires. Sinon, nos artistes continueront de mourir pauvres », déplore-t-il, rappelant que la mauvaise gouvernance chronique prive les créateurs des revenus auxquels ils ont droit.

Pour Lolo Mutima Lecoeur, la solution passe par une transformation structurelle : « La SOCODA doit devenir une société de l’État, dont les dirigeants seront nommés et révoqués par ordonnance présidentielle ». Une telle réforme, estime-t-il, permettrait de mettre fin à l’“hémorragie financière” qui gangrène l’institution : « L’État doit arrêter cette hémorragie financière pour cesser d’être une agence de pompes funèbres qui enterre les artistes alors qu’ils pouvaient vivre dignement si la gérance de la SOCODA était saine ».

Affirmant ne pas être inspecteur de l’IGF, il dit néanmoins espérer un changement profond dans la gestion de la société : « J’ose croire que la gestion sera différente et les gens ne pourront pas bafouer les textes qui régissent cette société ».

Le président du CPC fustige également ce qu’il qualifie de « serpent à deux têtes », en référence au duo dirigeant Bula–Longo : « Pourquoi Bula n’est-il pas le seul maître à bord jusqu’aujourd’hui ? », s’interroge-t-il, mettant en cause l’ambiguïté du partage des responsabilités au sein de l’organisation.

À travers cet appel direct et sans détours, Lolo Mutima Lecoeur souligne l’urgence de rétablir la confiance, la transparence et la justice au profit des artistes congolais, premières victimes des dysfonctionnements actuels.

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