RD Congo. 11 novembre 2024 – 11 novembre 2025. Un an que Papa Noël nous manque

MONDE DE LA CULTURE. En effet, jour pour jour, il y a un an, la musique congolaise perdait l’une de ses figures les plus marquantes. Antoine Nedule Monswet, de son nom d’artiste Papa Noël, s’en est allé, le 11 novembre 2024, à l’âge de 84 ans, à l’Hopital de Draveil, en région parisienne, des suites d’une longue maladie. Sa dépouille a été rapatriée en République Démocratique du Congo où il a été portée en terre à Kinshasa.

Guitariste virtuose, chanteur, auteur compositeur, Papa Noël a laissé une empreinte indélebile dans l’histoire de la rumba congolaise. Il débute sa carrière musicale, dans les années 1950-1951, au sein des formations, en cours de construction. Sa carrure d’artiste en imposant, Papa Noël finira par rejoindre, au fil du temps, à des étapes de sa carrière musicale, des orchestres emblématiques des deux Congo. Il se produira successivement dans le Rock’a Mambo, les Bantou de la Capitale, l’African Jazz et l’Ok Jazz, où il a côtoyé des grands noms comme Luambo Makiadi Franco. Son style unique, inspiré par la rumba cubaine, a influencé des générations de musiciens congolais.

Papa Noël a composé de nombreux titres à succès, dont « Sisika », « Madiabwana », « Bijou », « Tangawisi » et « Bon Samaritain ». Des titres qui ont fait danser et séduit les amateurs de la musique, particulièrement les Africains, à travers le monde.

La disparition de Papa Noël a été un choc pour la communauté musicale africaine, mais son héritage perdurera à travers ses mélodies qui continueront d’émouvoir les cœurs et les esprits. Ses contributions à la rumba congolaise resteront à jamais gravées dans l’histoire de la musique africaine.

Puisse, là-bas à l’Eternel Infini, Papa Noël reposer en paix. De lui, Maman Mariotti et moi gardons d’inaltérables et inéffaçables souvenirs d’une longue amitié que nous avions. Sa musique n’arrêtera pas de résonner en nous. Surtout qu’un magnifique tableau de peinture, à la gouache, représentant Papa Noël, jouant à la guitare, réalisé par sa chère épouse, la Veuve Dadi Nedule Monswet, trône sur un des murs de mon domicile en Ile de France.

Paris 11 novembre 2025.

Ouabari Mariotti

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