Le roman : « Rouge impératrice » présenté comme un roman  politique, spirituel et amoureux

Le roman « Rouge impératrice » de la romancière africaine Léonora Miano a été présenté comme une œuvre singulière, mêlant politique, spiritualité et amour, par l’auteure dans un forum en ligne suivi jeudi par  l’ACP depuis Kinshasa en République démocratique du Congo.

« « Rouge impératrice » est à la fois un roman politique, spirituel et amoureux, reflétant des questionnements sur la liberté et l’identité des femmes », a déclaré Léonora Miano, auteure du Roman.

Le livre imagine un futur où le continent africain reprend possession de lui-même, de ses richesses, de sa mémoire et de son destin. Les sociétés se réinventent, affranchies des structures héritées de la colonisation.

« Dans ce contexte, Boya et Ilunga, deux personnages mûrs, doivent apprendre à construire une relation sans renoncer à leur individualité », a fait savoir la romancière.

« Boya incarne une héroïne indépendante, vivant  seule, choisit ses relations et décide de son existence sans attendre qu’un homme lui donne un sens. La relation avec Ilunga devient un espace de rencontre entre deux individus complets », a-t-elle expliqué.

« La liberté de Boya ne consiste pas à rejeter l’amour, mais à refuser que celui-ci soit une dépendance. Leur relation est un dialogue entre deux personnes autonomes », a poursuivi Léonora Miano.

Le roman, dit-elle, a accordé également une place importante à la spiritualité, à travers la présence des ancêtres et des forces du féminin sacré, donnant au récit une profondeur particulière.

« A travers cette œuvre, je pose une question aussi intime que politique : à quoi ressemblerait un monde où la liberté des femmes serait pleinement reconnue ? », a conclu la romancière. 

ACP

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