Un vœu a été émis mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, par un opérateur culturel au cours d’un échange avec l’ACP, de voir la rumba congolaise évoluer sans se dénaturer, après son inscription au patrimoine immatériel de l’humanité.
«La rumba congolaise doit évoluer mais sans être dénaturée. Elle doit aussi être mieux encadrée et codifiée. C’est-à-dire qu’un étranger qui arrive à Kinshasa ou à Brazzaville, qui veut faire de la rumba, doit savoir par quoi commencer (…). Il faut que ce soit codifié pour que le monde entier sache ce qu’est la rumba congolaise», a indiqué Ossinondé, expert de la rumba congolaise.
Pour ce spécialiste, la reconnaissance de la rumba comme patrimoine immatériel de l’humanité entend donner un coup de pouce aux jeunes artistes.
«Cela arrive à point nommé, surtout à un moment où la production musicale entre les deux Congo connaît d’énormes difficultés. Je pense que la reconnaissance de la rumba comme patrimoine immatériel de l’humanité va donner un coup de pouce aux jeunes artistes, pour qu’ils s’approprient le travail sur ce sujet», a-t-il indiqué.
Il a également recommandé la création d’un musée de la rumba, l’organisation régulière de festivals, ainsi que le positionnement des orchestres congolais dans les grands rendez-vous musicaux internationaux en vue de présenter la rumba sur la scène mondiale.
Née sur les rives du fleuve Congo entre Kinshasa et Brazzaville, la rumba congolaise a traversé l’Atlantique lors de la traite négrière, tout en conservant son identité marquée par les notes de guitare et de basse.
Aux dires de M. Ossinondé, la Rumba s’appelait à l’origine « Nkumba », un terme transformé en « Rumba » par les colons espagnols après leur arrivée dans les Caraïbes.
ACP