Congo/Culture : 18 œuvres d’art des premières générations de l’Ecole de peinture de Poto-poto exposées à l’Ifc

Au total 18 œuvres d’art des premières générations d’artistes de l’École de peinture de Poto-Poto conservées au Musée national du Congo, sont exposées du 13 janvier au 14 février prochain, à l’Institut français du Congo (Ifc) à Brazzaville, pour mettre en lumière les collections de ces deux institutions culturelles et leur diversité dans la production artistique.

Organisée sous le thème «L’École de peinture de Poto-poto : au-delà des mikés », cette exposition propose un nouveau regard sur les débuts de cette école. Les œuvres présentées ont été réalisées de 1960 à 1990 par ces premières générations d’artistes. Il s’agit entre autres de Nicolas Ondongo, de Jean Itoua, de Jacques Zigomar et de Marcel Gotène.

Ainsi, elles révèlent une production riche et diversifiée, tant dans les styles en allant du réalisme au fantastique que dans les thématiques abordées, afin d’inviter le public à redécouvrir la facette méconnue de l’École de peinture de Poto-poto.

À cette occasion, le conseiller de coopération et d’action culturelle, et directeur de l’Ifc, M. Hervé Peltier a fait souhaiter que ces œuvres restaurées puissent susciter l’admiration, la réflexion et la fierté, en rappelant que d’autres trésors attendent encore d’être révélés.

Pour sa part, la conseillère en charge de la politique des musées et commissaire de cette exposition, Mme Myriam Boyer, a indiqué que cette exposition est l’occasion de souligner le rôle essentiel du directeur du Musée national dans la conservation et la transition du patrimoine de la culture congolaise.

Créé en 1975, 15 ans après l’indépendance, ce Mussée a pour mission de collecter, de conserver, d’étudier et de faire connaître les témoignages matériels et immatériels, a-t-elle fait savoir.

Par les premières générations d’artistes formées dans cette école dans les années 1950 et 1960, cette exposition témoigne la période féconde, marquée par l’affirmation d’identité artistique forte, a dit Mme Boyer.

Certaines figures majeures, telles que Marcel Gotène, François Tango, Jacques Zigomar et Philippe Ibarawa, ont contribué à inscrire durablement cette école de peinture dans l’histoire de l’art africain contemporain, a-t-elle poursuivi.

Selon la conseillère en charge de la politique des musées, les tableaux présentés à l’issue des collections du Musée national, prouve que le renouveau est possible. En effet, grâce au travail de la galerie Art Brazza, la restauration de ces œuvres, leur offre une seconde vie.

Toutefois, elle a précisé qu’il est urgent et nécessaire de poursuivre les efforts en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine artistique congolais.

Présentées en présence du ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Mme Marie-France Hélène Lydie Pongault, et d’autres personnalités, ces œuvres ont bénéficié de la restauration grâce au financement de l’ambassade de France au Congo, à travers le soutien de l’Ifc et d’autres partenaires.

D’autres trésors des collections nationales attendent encore leur renaissance et le traitement similaire pour être révélés au public, a-t-on appris.

ACI

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